LINKY

Mise au point sur les compteurs :

Linkymise au point stéphane Lhomme 3 juin 2021

Le Linky et ses nombreux problèmes étant sortis de l’actualité depuis quelques mois (covid oblige), on ne peut que se féliciter de l’emballement médiatique de ces derniers jours suite à un article du Parisien… qui ne révèle pourtant absolument rien. En effet, avant même le lancement des installations en décembre 2015, nous dénoncions le fait que le programme Linky allait être intégralement payé par les usagers et leur coûter très cher, ce qui a d’ailleurs été confirmé de façon fracassante par la Cour des comptes en février 2018.

De nombreux médias ayant été abusés par les déclarations de divers acteurs (Enedis, gouvernement, UFC-Que Choisir, etc), voici quelques nécessaires mises au point :

1) Ce sont bien sûr les usagers qui paient entièrement le programme Linky

Tout le matériel de distribution de l’électricité et toutes les activités d’Enedis sont financés par une partie de nos factures d’électricité (c’est le fameux TURPE : Tarifs d’Utilisation des Réseaux Publics d’Électricité). De fait, et il n’y a pas l’ombre d’une discussion ou d’un doute à ce propos, le programme Linky est payé à 100% par les usagers, jusqu’au dernier centime… y compris de fait par ceux qui n’ont pas le Linky ! C’est d’ailleurs bien là un des nombreux scandales du programme Linky (avec les surfacturations, dysfonctionnements divers, incendies parfois mortels, captations d’innombrables données sur la vie privée des usagers, etc).

2) Le programme Linky alourdit la facture des usagers

Auparavant, Enedis remplaçait environ 1 million de compteurs par an, ce qui correspondait à un renouvellement « naturel » du parc de compteurs en 35 ans. Le programme Linky vise au remplacement des 35 millions de compteurs en 6 ans seulement, qui plus est par des compteurs Linky chers, fragiles, et à la durée de vie très courte : à peine le programme d’installation sera-t-il fini qu’Enedis commencera déjà à remplacer les Linky ! Tout ceci coûte des milliards supplémentaires et, comme expliqué ci-dessus, tout est payé par nos factures : elles sont donc inévitablement alourdies par le programme Linky. CQFD.

3) Des usagers sont victimes d’Enedis, d’autres sont bien punis…

Des millions d’usagers se sont vus (et se voient encore) installer le Linky en force, les sous-traitant d’Enedis ayant des comportements de voyous : mensonges, menaces inventées, intimidations, voire insultes, violences physiques, violations de propriétés etc. Les personnes âgées de France sont en particulier victimes de ces agissements depuis 5 ans, sans que cela ne suscite d’émotion malgré nos alertes continuelles…

Mais certains reportages TV de ces derniers jours ont aussi montré des usagers qui se sont volontairement laissé mettre le Linky, et qui se déclarent aujourd’hui furieux de devoir le payer, menaçant même d’aller en justice contre Enedis, procédures perdues d’avance : le financement des Linky par les usagers est connu depuis le début… et non depuis le récent article du Parisien ! Il fallait résister au lieu de se laisser appâter par les prétendues économies financières promises par Enedis « grâce au Linky »…

4) Le compteur Linky ne permet aucune économie financière pour les usagers

Pour mémoire, Enedis est une filiale d’EDF… qui vit en vendant le plus possible d’électricité. Il fallait être d’une naïveté confondante pour croire qu’Enedis allait installer des compteurs… réduisant les revenus de sa maison mère !

Enedis « explique » que le Linky permet à l’usager de consulter sur Internet sa courbe de consommation, mais personne n’a jamais fait d’économies… en regardant une courbe ! Pour permettre des économies, il aurait fallu par exemple un grand programme finançant le passage de techniciens chez tous les habitants de France pour mesurer les consommations des appareils électriques et déterminer ainsi les sources d’économies. Seuls les gogos peuvent croire à des économies permises par le Linky…

Au contraire, dès l’installation du Linky, d’innombrables usagers ont vu leurs factures s’envoler et/ou ont été obligés de prendre un abonnement plus cher, le Linky faisant continuellement disjoncter leur installation… qui fonctionnait pourtant très bien auparavant !

5) L’UFC Que Choisir, complice d’Enedis et du Linky, et condamnée en justice

Voir les articles : Première instance – Procès en appel 

Censée défendre les consommateurs, la direction de l’association UFC Que Choisir s’est comportée depuis 5 ans en véritable « collaborateur » d’Enedis, écrivant et racontant partout que l’on ne pouvait refuser le Linky, ce qui est totalement faux (voir plus bas). Beaucoup d’usagers n’ont pas refusé le Linky du fait ce ces mensonges, et comprennent aujourd’hui qu’ils ont été abusés, qu’ils payent le Linky et ne vont bien sûr faire aucune économie.

Nous avons montré comment l’UFC-QC s’est compromise dans des relations troubles avec les fournisseurs d’électricité et bien sûr avec le distributeur Enedis. L’UFC-QC a intenté à notre encontre plusieurs procès qu’elle a piteusement perdue (voir ici), dans un silence médiatique « assourdissant »: seul le quotidien régional Sud-Ouest a relaté ces affaires pourtant tonitruantes. On notera en particulier le rôle de l’AFP qui a soigneusement occulté ces affaires : l’AFP étant financée principalement par l’Etat, on ne peut que croire qu’elle a joué son rôle de chien de garde au service du programme Linky engagé par Enedis, société d’Etat…

6) Le gouvernement et la Commission de régulation de l’énergie mentent

Face aux articles et reportages de ces derniers jours, on a vu sans surprise Enedis diffuser sa propagande habituelle à propos du Linky, mais le gouvernement aussi s’est exprimé par la voix de la sous-ministre Mme Wargon qui, questionnée à l’Assemblée nationale, s’est cachée derrière les affirmations de la Commission de régulation de l’énergie (CRE).

Or, la CRE ment. Elle a ainsi publié un communiqué titré « Le compteur Linky ne fait pas augmenter la facture des consommateurs » et proposant la plus belle prose propagandiste et langue de bois qu’il soit : « Linky est un projet industriel ambitieux, indispensable à la réussite de la transition énergétique dans notre pays, en permettant la réduction de notre empreinte écologique par la maîtrise de la demande en énergie.« 

Pour mémoire, la CRE est un organisme parasite, composé de gens très grassement rémunérés dont la mission réelle est d’endosser à la place du gouvernement l’annonce des mauvaises nouvelles (comme les augmentations des factures d’énergie) et de mentir chaque fois que « nécessaire », permettant ainsi aux ministres (en l’occurrence Mme Wargon) de se défausser…

7) Le compteur ordinaire reste et restera toujours légal

Malgré les balivernes d’Enedis, hélas reprises mécaniquement par divers médias, la vérité est que le compteur ordinaire reste et restera toujours légal : il a été installé et validé par EDF ou ErDF ou Enedis suivant les années, aucun texte ne pouvait le rendre illégal (et de fait aucun texte ne l’a fait), et personne ne peut être poursuivi pour l’avoir gardé.

D’ailleurs, en envisageant de facturer la relève visuelle de la consommation pour les usagers sans Linky, Enedis et la CRE reconnaissent de fait la parfaite légalité du compteur ordinaire : une entreprise publique ne saurait facturer l’utilisation d’une installation illégale.

Notons que nous combattrons la mise en place d’une telle facturation (les habitants sans Linky payent déjà pour les Linky, comme expliqué ci-dessus !) mais qu’en tout état de cause celle-ci sera toujours moins chère que les augmentations de factures causées par les Linky.

Pour informations, malgré les mensonges des diverses instances et le silence de nombreux médias sur ce sujet, des millions de gens en France refusent toujours le Linky et gardent leurs compteurs ordinaires.

Stéphane Lhomme
Directeur de l’Observatoire du nucléaire
Animateur de http://refus.linky.gazpar.free.fr

Modèles de lettres:

modéle lettre refus Linky (source Robin de s toits ) à adresser ENEDI

Lettre refus installation Linky (source Robin des toits) société d’installation

Affiche à coller sur le compteur:

affiche à apposer

La Cour des comptes épingle le compteur électrique Linky

et dénonce le coût du programme, , les bénéfice insuffisants pour les utilisateurs et la prise en compte trop tardive des doutes exprimés.

Cliquer pour accéder à 07-compteurs-communicants-Linky-Tome-1.pdf

RESUME protocole refus LINKY

Votre compteur est accessible de l’extérieur (immeuble ou pavillon)

– avoir notifié son refus par LRAR à ENEDIS et société chargée de l’installation (« Qui ne dit mot   consent »)

– il est important si tel est le cas, de signifier  sur le courrier destiné à ENEDIS, vos hospitalisations à domicile, vos dispositifs et appareils médicaux, ainsi que les problèmes de santé dont vous craignez le déclenchement ou l’aggravation avec cette surexposition supplémentaire permanente dans votre domicile

– faire une « sommation de ne pas faire » par Huissier et coller sur son compteur ou à proximité, la photocopie retournée par l’huissier

– protéger  le compteur par quelque moyen que ce soit : grille de protection, coffrage, chaine avec cadenas… et prendre une photo horodatée

– prendre contact avec le maximum de personnes capable de venir vous aider sur place lors de la présence des installateurs et prévoir appareil photo et magnétophone

Votre compteur n’est pas accessible de l’extérieur

– avoir notifié son refus par LRAR à ENEDIS et société chargée de l’installation (« Qui ne dit mot   consent »)

– il est important si tel est le cas, de signifier  sur le courrier destiné à ENEDIS, vos hospitalisations à domicile, vos dispositifs et appareils médicaux, ainsi que les problèmes de santé dont vous craignez le déclenchement ou l’aggravation avec cette surexposition supplémentaire permanente dans votre domicile

– faire une « sommation de ne pas faire » par Huissier et coller sur son compteur ou à proximité, la photocopie retournée par l’huissier

– ne pas ouvrir aux poseurs et bien prévenir toutes les personnes ayant accès chez vous (famille, femme de ménage…)

– bien fermé à clés vos portes et portails extérieurs

Si violation de domicile, déposer plainte sur internet (obligation de prendre en compte la plainte)

www.pre-plainte-en-ligne.gouv.fr

OBSERVATION :

Votre refus est possible, que vous soyez locataire ou propriétaire : c’est l’abonné qui peut prendre cette décision, donc un locataire peut le faire

Ne pas se laisser intimider par toutes les menaces employées : coupure d’électricité……….


Attention: ENEDIS ENVOI DE NOUVELLES CONDITIONS GENERALES DE VENTE:

Comment les refuser

Veuillez trouver ci-joint un modèle de courrier de refus des nouvelles conditions générales de vente d’électricité qui prévoient l’installation d’un compteur communicant.
 
Si vous signez et adressez à votre fournisseur ce document, vous refusez que vous soient appliquées les nouvelles conditions générales de vente et donc le fondement juridique de l’installation d’un compteur communicant.
 
Comme vous le constaterez, ce courrier de refus repose sur un avis de la Commission des Clauses Abusives.
 
Nous devons néanmoins attirer votre attention sur le fait que, au moins en théorie, il est possible que votre fournisseur tente de mettre fin à la fourniture d’électricité au prétexte que vous avez refusé ces conditions générales de vente.
 
Il est toutefois très peu probable qu’il agisse de la sorte justement parce que la position exprimée dans notre courrier repose sur un avis de la Commission des clauses abusives et qu’en coupant l’électricité le fournisseur violerait de manière manifeste le droit à l’électricité posé par la Loi n° 2000-108 du 10 Février 2000 relative à la modernisation et le développement du service public de l’électricité.
 
Ce courrier doit impérativement être adressé par lettre recommandée avec accusé de réception et en cas de réponse de votre fournisseur, nous vous remercions de nous la transmettre en copie.

LINKY_Modele_Courrier_Refus_CGV


Que choisir octobre 2017

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Compteur LINKY : des témoignages d’effets indésirables en cascade

Bonjour à tous,
Sommes-nous condamnés à vivre bombardés tout le temps et de toutes parts par les champs électromagnétiques ? Quel impact notre exposition grandissante aux nouvelles technologies de communication aura-t-elle sur notre santé ?
Pour l’instant, nous sommes restés collectivement dans un déni confortable, car les sirènes du progrès sont séduisantes : n’est-ce pas, en effet, une forme de luxe que d’avoir accès à internet partout et tout le temps, par exemple ?
Pourtant, nous risquons de déchanter et de nous écraser douloureusement contre le mur des réalités si nous éludons plus longtemps les problèmes sanitaires probables liés à l’omniprésence des nouvelles technologies et des ondes qui leur sont liées (sans même parler de leurs effets sur notre façon de penser les rapports humains et de penser tout court).
En avril 2011, dans un article intitulé « Ondes électromagnétiques : l’amiante des cadres ? »,  Alternative Santé alertait déjà sur les résultats inquiétants de plusieurs études (rapport du BioInitiative Working Group de 2007, Étude Interphone de 2010), qui faisaient notamment état de liens avérés entre exposition aux ondes téléphoniques et tumeurs cérébrales.
J’y dénonçais le manque de réactivité des autorités sanitaires sur le sujet, et leur retard dans l’encadrement juridique de ces problèmes émergents : « Les autorités publiques françaises, apparemment plus enclines au principe de précaution oratoire qu’au principe de précaution court, ne retiennent que les incertitudes et problèmes méthodologiques soulevés dans certaines études, jusque dans les recommandations officielles du ministère de la Santé, chef-d’œuvre de dénégations en tout genre (“ce n’est pas dangereux, néanmoins…”). »
On a pu nous trouver alarmistes. Nous étions tout simplement réalistes.
Tandis que, deux ans plus tard en 2013, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire et de l’alimentation) continuait d’affirmer dans son rapport « Radiofréquence et santé » que l’utilisation du portable ne présentait pas de « risques avérés », mais qu’il fallait néanmoins « poursuivre les recherches »… une étude de l’INSERM de 2014 nous donnait raison : elle confirmait un lien clair entre l’utilisation du portable plus de 15 heures par mois et le risque de développer des tumeurs cérébrales.
Et il faudra attendre 2015 pour qu’une loi soit votée sur l’exposition aux ondes électromagnétiques, introduisant un principe de « sobriété », mais restant très en deçà des attentes des associations, probablement pour ne pas fâcher les opérateurs de téléphonie mobile. Un expert de l’Anses, neuropsychiatre, reconnaissait à l’époque dans un entretien accordé à Paris Match : « La direction de l’agence adapte quelquefois ses conclusions en fonction de ce qui est formulé par les pouvoirs publics, comme ce fut le cas suite à la publication du rapport de l’Afsset en 2009 », rapport sur les radiofréquences à propos duquel l’association Robin des Toits, qui lutte contre la prolifération des ondes électromagnétiques, disait très justement : « Le rapport de l’Afsset ne mérite qu’un 7/20. »
Que penser au juste de l’indépendance et de la crédibilité d’une instance d’expertise qui « adapte quelquefois ses conclusions en fonction de ce qui est formulé par les pouvoirs publics » ?

AUJOURD’HUI DEUX SUJETS BRULANTS ARRIVENT SUR LA TABLE :

D’une part, les potentiels graves effets sanitaires de la 5G.
Plus de 170 scientifiques et médecins de 37 pays demandent aujourd’hui un moratoire sur le déploiement de la 5G (cinquième génération de téléphonie mobile) sur nos territoires jusqu’à ce que des études d’impact sanitaires et environnementales sérieuses et indépendantes aient été réalisées. En effet, la 5G augmentera considérablement l’exposition aux champs électromagnétiques de radiofréquence et s’ajoutera au brouillard électromagnétique déjà produit par 2G, 3G, 4G, Wi-Fi, etc. Comme l’explique l’association Robin des Toits, la nouvelle architecture du réseau exigera une nouvelle antenne toutes les 10 ou 12 maisons en zone urbaine, créant de fait une exposition massive à laquelle nul ne pourra se soustraire. Les chercheurs font référence aux « nombreuses études scientifiques récentes qui ont démontré que ces champs électromagnétiques affectent les organismes vivants à des niveaux d’exposition bien en dessous des valeurs limites internationales ». Et l’association de citer les risques de cancer, de dommages génétiques, de changements fonctionnels du système reproductif, de désordres neurologiques, etc.
D’autre part, et c’est le sujet de l’article ci-dessous, le déploiement sur tout le territoire, largement entamé, des compteurs Linky par la filière d’EDF Enedis.
Mais là, aux signaux d’alerte de chercheurs et à l’insuffisance des expertises s’ajoutent les plaintes des premières personnes s’estimant victimes du Linky.Elles décrivent, comme vous le verrez, des symptômes terribles, dont certains rendent tout simplement impossible une vie normale. Puisque l’Anses dit qu’il n’y a pas de problème, c’est probablement qu’ils affabulent… ça ne vous rappelle rien ? Si, jusqu’à présent rien n’a semblé pouvoir arrêter le rouleau compresseur Linky, les victimes exigent aujourd’hui d’être entendues et contre-attaquent. Une nouvelle initiative de recours juridique collectif est d’ailleurs en train de voir le jour.
Arnaud Lerch
Rédacteur en chef adjoint d’Alternative Santé